20.10.2006

les mecs et moi. Séquence romantique.

Edit du 21.10.06

Si vous avez aimé ma petite chanson de la blog'academy vous pouvez aller voter
ça y est! à partir d'aujourd'hui et pendant une semaine, les votes sont ouverts

:o)))


Les gribouillages de BG, à la plume, au coin de la vieille table en bois

Suite des 2 notes précédentes.

Ah BG…
Nous sommes restés ensemble "officiellement" six mois.
Je n'étais pas loin de me dire que j'avais trouvé là mon homme idéal.
Un seul hic cependant. Et de taille.
Je rêvais du grand amour pour la vie tout ça…
Mais je le sentais. BG n'était pas prêt à se caser.
Mais alors vraiment pas.
Je brûlais de lui déclarer ma flamme, mais je n'osais pas.
J'avais peur de me prendre un sérieux retour de manivelle.
Alors j'évitais d'y penser.
Et je profitais de l'instant présent.
Je profitais avant que le bel oiseau ne s'envole.
J'ai vécu une sorte de renaissance entre ses mains.
Fin, cultivé, curieux, artiste, doué de ses mains (ça on le sait déjà ;o)) et même sportif (!)
Je découvrais grâce à lui des musiques, des auteurs, des peintres et même Barbara, dont je suis devenue depuis une admiratrice inconditionnelle.
Il m'entraînait à l'opéra, au théâtre, dans les concerts, les expos. J'ai découvert à travers ses yeux que je pouvais être plus féminine, abandonnant (de temps en temps!) sur ses conseils mes pulls informes pour des robes ou des tenues plus seyantes que nous choisissions ensemble.
Ballades dans la campagne environnante.
Clairières accueillantes.
Brassées de branches aux couleurs d'automne.
Plats délicieux qu'on préparait à deux.
Parties de jeu de go.
Juste le regarder vivre, le toucher, lui sourire.
Partager.
De biens jolis moments
6 mois
Puis, un jour de printemps, il m'a annoncé qu'il voulait reprendre sa liberté
Et s'est envolé vers d'autres horizons.
Cette envie de papillonner, de vivre d'autres expériences, je ne pouvais pas lutter contre ça.
Ni contre cette envie de séduire, cet ego un peu démesuré.
Pendant plus d'un an, nous nous sommes revu de temps en temps, on s'invitait, chez l'un chez l'autre, on dégustait un thé à la menthe maison, on discutait puis invariablement, on filait se réchauffer sous la couette.
Puis petit à petit on s'est perdu de vue.
J'ai eu de ses nouvelles de loin en loin par quelques connaissances.
Un bel épisode de ma vie malgré tout.
Un souvenir marquant. Indélébile.

Bon là, j'ai plombé l'ambiance non?
vous préfériez peut être le ton rigolard des deux notes précédentes.
Si c'est le cas désolée ;o)

18.10.2006

Les mecs et moi... suite (2)

Si jamais vous débarquez : Le début de l'histoire dans la note précédente.
Je zappe sur les quelques soirées où je revis BG (Bô gosse pour les intimes) chez mes potes étudiants et où nous fîmes plus ample connaissance, pour en venir à l'essentiel.
C'est-à-dire en parlant crûment :
"L'emballage" du jeune homme en bonne et dû forme… !

Un soir, après une soirée un peu arrosée, je me retrouve avec BG et son pote à errer dans les rues du centre ville tout en devisant gaiement.
Les bars viennent de fermer mais nous n'avons pas envie de dormir. Tous les deux habitent une minuscule chambre de bonne, en attendant mieux. Alors moi, fine mouche (ben ouais fine mouche quoi... Pour une fois! ça vaut le coup de le signaler...) je leur propose une petite virée à la campagne où dans ma grande maison, nous attend quelques bières fraîches.
Ah Ah Ah!!! Une fois là bas, ils ne pourront plus repartir! (C'est moi qui les emmène en voiture et hors de question de faire l'allée retour dans la nuit)
Obligés de dormir chez moi, les lascars!
Je sens l'opportunité d'un éventuel rapprochement avec "l'être" tant convoité…
Nous voilà chez moi, dans le douillet salon : Canapé aux superbes rayures marron/orange pur style années 70, ayant appartenu à feu mes grands parents. Fauteuils assortis, sans oublier ma petite touche de déco personnelle qui me valut plus tard des années de moquerie. Faut pas me mettre un pinceau dans les mains à moi! Du rouge, du jaune, du vert un peu partout, du sol au plafond et sur tous les bibelots qui eurent le malheur de traîner à ma porté ce jour là.
Vase, cendriers, cadres… Ben ouais, j'aimais beaucoup Bob Marley à l'époque!
Quelque chose à redire???

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos deux jeunes hommes…
Quand la fatigue se fit sentir, Je proposais, l'air de rien le canapé non dépliable à Mr pote. Et à BG, comme par hasard
"Comme je n'ai pas 2 canapés, on va partager mon lit hein… faudra faire avec, j'espère que cela ne te dérange pas trop… "

Et l'on s'endormit tous comme des masses. Ecrasés de fatigue et d'alcool dans la paisible maison au milieu de nulle part.

Non en fait… Vous ne me croyez pas une seconde là hein…
Je reprends donc.
Oh joie suprême! Oh éblouissement d'une première nuit d'amour avec l'élu de mon cœur!!!
Sortez les guitares électriques et faites péter les feux d'artifices là hein car je venais de trouver l'homme idéal (ou presque) beau, intelligent, sensible, curieux et aussi Ah Ah Ah :
Le meilleur coup du siècle!!!! Et ça se confirma dans les semaines qui suivirent.
Harmonie, sensualité, inventivité, douceur, fougue…
Rien connu de semblable auparavant.
Voyez vous, avec les autres, ça se passait au mieux très bien. Avec lui, c'était divin.
Point. Rien d'autre à rajouter.

Les jours et les semaines qui suivent se passent à merveille.
BG part tous les matins, en stop tôt le matin, pour travailler et je le récupère dans l'après midi.
La campagne, la vie au milieu des vignes ne me semble plus ni triste, ni terne. La maison m'apparaît comme un havre de plaisir aux couleurs éclatantes.
A suivre...

PS : Au fait voulez vous que je vienne repeindre chez vous?
il me reste un peu de rouge, de jaune et de vert...
Du meilleur effet! ;o)

16.10.2006

Les mecs et moi. Début d'une nouvelle aventure...



Photo souvenir pour le fun - et rajout des lunettes, non non ce ne sont pas des vrais je vous rassure!

J'ai 20 ans et des poussières, c'est la fin de l'été. Suite à une hum... pardon plusieurs histoires d'amour désastreuses que certains d'entre vous on pu suivre précédemment ici même sur ce blog lors d'une saga tumultueuse intitulée les mecs et moi : de la maternelle jusqu'à aujourd'hui. Et Ouéééé je participe au nouveau concours de celui qui écrira la plus longue phrase du monde dans son blog. Suite à cela donc, j'habite seule au fin fond de la campagne profonde, à 35 kms de la ville, ce qui, à cet age là équivaut à vivre sur une île déserte à 10 jours (à la rame) de toute civilisation... (Non non je n'exagére qu'à peine ;o)
Du coup, je ne suis jamais chez moi sauf pour dormir, je traîne tous les soirs en ville, chez mes potes, étudiants, artistes, voire même voyant extra lucide (sisisi! si vous ne me croyez pas lisez donc la note précédente)
Vincent et Laurent habitent en face de chez Philippe le voyant, ils sont étudiants en cinéma (une filière pleine de débouchés!) et vivent en colocation dans un vieil appartement obscur et insalubre. Un fief qui à partir de 18h ne désempli pas, chacun arrivant avec sa petite contribution, une bouteille, une guitare, un cd, une boulette. On reste là jusqu'à tard dans la nuit après avoir dévoré l'incontournable assiette de spaghettis bolo, carbo ou nature si le frigo n'offre après ouverture qu'un pauvre piment desséché sur une grille sale, accompagné d'un pot de mayo moisi sur le dessus. (ben ouais, c'est pas top, je sais...)
C'est dans ce contexte qu'un beau soir d'automne, débarque Beau gosse, de sa Bretagne natale.
Dès qu'il apparaît, dans l'encadrure de la porte, je n'y coupe pas, c'est dans ma nature faut croire… Un piano qui s'écrase sur le bitume après une chute de 10 étages, vous imaginez? Ce que je ressens à ce moment là…
THE coup de foudre...
Faut dire qu'il émane de lui une classe, une sensualité et un charisme à damner une nonne.
Oublié le belge, aussitôt… plus de chagrin, plus rien! Mon coeur est transporté par ce charmant jeune homme, au sourire désarmant, brun aux traits très fins, habillé avec goût. Un métis breton tunisien que là, tu te reflexionnes que quand même, faut pas déconner hein! les mélanges, ça le fait!!
(Ouiiiiii c'est vrai quoi! toutes mes félicitations aux parents… ;o))
Lui, à première vue, est plutôt fier, distant, il doit savoir l'effet qu'il produit sur les filles et il discute nonchalamment avec la compagnie. Cool et décontracté. Je feins l'indifférence. La seule arme débile que j'ai trouvé pour combler ma timidité, mon manque de confiance en moi.
En fait, soyons clair, j'ose à peine lui parler sans rougir comme une pauvre tomate oubliée au fin fond d'une cagette, un jour de marché...
Du coup, je me contente d'écouter, l'esprit et le cœur bouillonnants, entraînés par mon imagination débordante. Je récolte, l'air de rien, des informations. Il vient d'arriver, c'est un ami d'enfance de Vincent, il habite chez un pote en attendant de trouver un appart et va travailler en tant qu'objecteur de conscience, dans une association avec des enfants, dans un quartier défavorisé de la ville. (Encore une phrase pour le concours huhu!)
Un peu plus tard, il s'en va, et moi, ben je repars vers mon îlot désert, loin, au milieu des vignes rougeoyantes, me demandant bien comment je vais m'y prendre pour le revoir.
Un nouveau challenge auquel je compte bien m'attaquer… ;o))

17.09.2006

Leçon n°1: Ne plus jamais poursuivre le passé

medium_200px-Pitt.jpgJ’ai revu quelqu’un, une vieille connaissance, je suis partie dans la jungle oubliée de mes très lointains souvenirs, je suis remontée si loin que j’en ai eu le vertige, à coup de machettes, je me suis taillée un chemin, je suis arrivée dans la cour du lycée, j’ai précisément revu le préau, les poteaux et lui qui m’attendait, toujours au même endroit. Il souriait et j’ai pensé cette fois, je vais te parler, cette fois, je veux te connaître.
Grossière erreur. Il ne faut jamais revenir sur des chemins longtemps oubliés, il faut les laisser derrière soi, peut importe nos rêves, nos aspirations, le risque de tomber dans un immense abîme est trop grand.
Aujourd’hui je dois m’agripper pour me raccrocher à un improbable présent, à un futur d’où il faudra impérativement chasser les fantômes.
Rien ne sera désormais plus comme avant. J’ai côtoyé le désespoir en face. J’ai espéré, dans mon immense naïveté, pouvoir le soulager un peu.
Aujourd’hui les désillusions m’assaillent. Impuissante, j’assiste au naufrage de quelqu’un que j’ai aimé, quelqu’un dont j’avais gardé une image superbe et qui n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même.
La première fois que je l’ai revu, fin Juillet, il errait dans ses délires, seul, entièrement ravagé par son addiction au whisky depuis 2 ou 3 ans. Je ne m’y attendais pas et j’en fus profondément affecté. Chose curieuse, l'affect revient en force, même après si longtemps. Pourtant un renversement de situation se produisit deux jours après, il partit en cure de sevrage alcoolique (pour la troisième fois en trois ans) très motivé.
Pendant plus d’un mois, là bas, il ne but plus une goutte, envisagea l’avenir avec une lueur d’espoir. Devint un garçon agréable, charmant, intéressant. Pendant tout ce temps, je le soutins à fond, correspondant avec lui quasi quotidiennement, allant lui rendre visite.
Oui j’avoue, j’y ai cru. J'y ai trop cru.
Mais le week end dernier, de sortie, chez lui, il a recommencé. De retour à la clinique le moral en avait pris un coup, j’ai essayé de le remotiver, lui suggérant de demander à voir, ce dimanche, sa petite fille, dont il est séparé et qu'il aime plus que tout. Demande accordée. Projet que je pensais suffisament motivant pour qu'il s'abstienne.
Mais, hier, samedi, dès qu’il est sorti, il a recommencé à nouveau.
Alors à quoi bon tous ces efforts depuis 6 semaines. Sa famille, ses amis tout le monde se désespère.
Je ne comprends pas cette emprise.
Tu ne peux pas comprendre, m’assène t’il, ivre, au téléphone, hier soir, lors d’une discussion plutôt tendue ou j’ai du mal à cacher mon désarroi.
Impossible d’échapper à l’appel de la bouteille.
Son désespoir demeure si intense. Son accident, son fauteuil roulant depuis 20 ans, sa rupture avec sa femme et sa petite fille, depuis trois ans. Sa difficulté à trouver une activité. Les regards, le jugement d’autrui sur sa maladie.
Comment comprendre quelqu’un qui boit et se détruit alors que sa petite fille, qu’il aime tant va finir par se retrouver orpheline ?
Je suis très affecté par tous ces récents événements et je réalise qu'il me faut prendre un énorme recul, voire même tirer un trait. Je ne crois plus que mon aide puisse lui être d’une quelconque utilité.
Docteur Jekyll et Mr Hyde, en vrai, c'est éprouvant.
Nous devions aujourd’hui aller nous promener, avec sa fille qu’il rêvait de me faire connaître.
Il ne m’a même pas rappelé.
Je ne veux plus rien supposer.
Stop

12.07.2006

Les mecs et moi (6.3) Retour aux sources

medium_pop.jpg

La vue de ma fenêtre, à la campagne dans le village de mon enfance.

Je dois dire que cet été là, dans ma maison, en pleine campagne, j’ai vécu un grand moment de solitude, le premier de ma vie de jeune adulte.
Les portables ne sont pas répandus comme aujourd’hui et je n’ai même pas de téléphone fixe chez moi.
Je dois aller à la cabine pour téléphoner en Belgique. J’obtiens sa mère (divorcée du père je précise) au téléphone et lui laisse un message, lui annonçant que je ne suis plus à Die, sans préciser pourquoi. Je lui donne ma nouvelle adresse et rajoute que j’essayerai de rappeler plus tard.
Commence l’attente...
Plusieurs fois j’essayerai d’appeler, il n’est jamais chez lui.
3 ou 4 jours plus tard, sa mère m’annonce qu’il ne redescendra pas tout de suite en France car ses obligations le retiennent plus longtemps. Impossible de déterminer une date.
Continue l’attente...
Heureusement mon cousin et sa copine viennent passer quelques jours à la campagne avec moi.
Je suis complètement déstabilisée, car toujours amoureuse et malheureuse de toutes ces incertitudes. Je guette par la fenêtre inlassablement en espérant voir apparaître sa méhari, j’en rêve la nuit, j’attend frapper à la porte, mais ce n’est jamais lui.
Une bonne quinzaine de jours de torture passe, je réussis enfin à l’avoir au téléphone et là c’est l’apothéose :
Il est désolé, il ne pourra pas redescendre en France avant un long moment car ses problèmes ne se règlent pas.
Il reste assez vague sur la nature de ses problèmes. Il me dit qu’il vaut mieux oublier notre histoire, que c’est trop compliqué pour lui en ce moment…
Quand je vous disais…
Je ne vous raconte pas mon état pendant le mois qui suivit.
Ai je assez insisté sur le fait nous vécument une sorte d'amour totalement idyllique, fusionnel, juste avant?
Avec promesses d'amour, d'avenir, de bonheur...
La désillusion fut violente.
Je me souviens que des amis voulurent m’entraîner avec eux à Amsterdam, j'acceptais, au départ puis arrivée à la frontière hollandaise, je compris que je ne pourrais pas aller plus loin. Impossible d’être constamment entourée. Dans les bars, les restos, je me cachais dans les toilettes pour pleurer.
Crises de larmes incontrolables, profonde tristesse et encore le vain espoir qu'il allait revenir.
Bref je décidais de prendre le premier train et de redescendre dans ma tanière.
Ou je me remis peu à peu.
Un an et des poussières plus tard je recevrai, à mon grand étonnement, une lettre de Chris.
Cette lettre tant espérée après le retour d'Amsterdam et qui arrivait bien trop tard.
Une longue lettre d'amour, passionnée, désespérée.
Il me suppliera d’accepter de le revoir, de lui donner une deuxième chance.
Il était temps qu'il se réveille le garçon!
Il va sans dire que je n’ai jamais donné suite à cette lettre.
Père et fils, même combat. même folie.
Une vrai famille de cinglés.
J’appris dans la lettre que ces obligations en Belgique étaient en fait ses démêlées avec la justice suite à une affaire précédent notre rencontre.
Rien de très grave en fait mais bon...
Dégradations dans la ville, une nuit complètement saoul avec ses copains.
Comme scénario on fait mieux n’est ce pas ?
Comme quoi la vie ne se montre jamais à la hauteur de nos rêves
Ou alors de manière si fugace.
Ou si rare.
Bon d'accord... je dis ça parce que je suis énervée en ce moment huhuhu ;o))

10.07.2006

Les mecs et moi (6.2) La maison du bonheur...



Où en sommes nous?
Je suis en couple depuis 3 ans, j’ai fini mes études et rien de va plus avec mon homme. Lors d’une soirée, dans la Drôme, fin Juin, je rencontre un peintre qui me propose de devenir son modèle et je succombe au charme de son fils.


A l’instant même où il me voit, futur ex me fait comprendre qu’il est au courant de ce qui se passe, il me cherchait, un moment auparavant et nous a repéré en train de nous embrasser au coin de la rue.
Il ne veut plus me parler ni me voir.
Ça tombe bien, moi non plus.
Juste le temps d’un retour en voiture sans un mot, de virer toutes mes fringues du placard et le jour suivant me voilà repartie, complètement exaltée, vers mon destin.
Tout ce que je possède, c'est-à-dire pas grand-chose, dans la voiture.
Je me sens libre, heureuse, amoureuse et la cerise sur le gâteau, je vais devenir modèle pour un artiste.
Un sacré honneur ; depuis l’adolescence, j’éprouve une véritable fascination pour l'art sous toutes ses formes. J’aime feuilleter les gros volumes sur la peinture qui trônent dans la bibliothèque familiale, admirer les reproductions de Van Gogh, Courbet, Gauguin, Dali et tant d’autres…

L’accueil est à la hauteur de mes espoirs.
Me voilà installée dans le joli mas en vieilles pierres, filant le parfait amour avec Chris.
Tous les matins, je pose, assise sur la terrasse et Father esquisse des croquis, me parle de son art. Puis le reste de la journée, la vie s’écoule au ralenti, ponctuée de petits bonheurs simples.
Ballades au bord d’un torrent de montagne, Bains de minuit dans la piscine en amoureux, romans dévorés sur le transat, face aux collines, petits plats mitonnés pour nous trois que je m’éclate parfois à cuisiner, virées au marché de Die d'où nous revenons chargés de délicieux produits sans oublier la clairette ; bien sûr.
Nous avons quelques visites parfois, des amis à eux, de la famille. Un méchoui un soir aussi, avec plein de monde, pour fêter je ne sais plus quoi.
Une quinzaine de jours s’écoulent ainsi lorsque Chris doit s’absenter 4 ou 5 jours.
Il doit s’acquitter en Belgique de quelques obligations et revenir ensuite. Quand à moi, je reste là, et je continue à poser et à farnienter !
Me voici donc seule avec Father, les trois premiers jours se passent plutôt bien, Chris me manque mais il reviendra bientôt. Un soir, Father décide que nous irons dîner au restaurant. A la fin du repas, il a bien bu, il commence à tenir des propos un peu bizarres, que j’écoute au départ avec un sourire poli puis plus du tout au fur à mesure que ses compliments se font insistants. Il finit par me déclarer sa flamme d’une manière passionnée. Presque désespérée.
Je suis sidérée. Je repousse ses avances. Je lui fais remarquer que je sors avec son fils, que nous sommes amoureux. Ses propos passionnés semblent plus liée à une sorte de folie qui s’est emparé de lui qu’à mon charme légendaire ;o)
Quand nous sortons du restaurant, il parait calmé, triste et résigné. Nous rentrons à la maison et je vais aussitôt m’isoler dans ma chambre pour me remettre de mes émotions. J’ai la bonne idée de fermer le loquet de la porte avant de me coucher. Une ou deux heures après, on vient toquer à ma porte. Il a encore bu. Il me supplie de le laisser entrer, de l’écouter. Lorsqu’il constate que la porte est fermée à clé et que je n’ouvrirai pas, il rentre dans une colère noire, tambourine, insulte, supplie, pendant des heures. Je suis assise par terre, derrière la porte, terrorisée. J’aimerai que cette longue nuit se termine. Je ne pourrai pas fermer l’œil, même quand le silence sera revenu, bien plus tard. Dès l’aube, je rassemble mes affaires, j’ouvre la porte, il s’est endormi devant, je file à tâtons, je démarre ma voiture et après quelques heures de route, je rentre me réfugier hébétée dans la maison inhabitée de mes grands parents ou je vais m’installer, dorénavant, en attendant le retour de Chris.

06.07.2006

Les mecs et moi (6) Une fête au village...



Merci Van Gogh pour ce tableau magnifique...

Ou en sommes nous?
Je suis en couple depuis 3 ans, j'ai réussi mon Bts et rien de va plus avec mon homme qui ne communique plus depuis un moment, s'enfume toute la journée, passe toutes ses soirées avec ses potes sans se soucier de moi, un vrai bonheur. A la veille de l'été nous sommes invités dans une fête, dans la Drôme.


Nous voilà dans ce petit village situé dans le parc du Vercors, non loin de Die.
Nos amis tiennent un restaurant dans une ancienne chapelle.
Un lieu magnifique bordé d’une terrasse ombragée qui s’étire sous les platanes.
Ce soir ils fêtent l’anniversaire du restaurant, une centaine de personnes sont invités. C’est l’heure de l’apéro, nous sommes tous réunis sous la tonnelle et nous dégustons une délicieuse clairette tradition. Tout le monde s’aborde, les conversations vont bon train, les rires fusent, un peu plus loin quelques uns jouent à la pétanque.
Un artiste peintre grisonnant, ainsi que son fils, un charmant jeune homme de mon age engagent la conversation avec moi.
Après quelques minutes, j’apprend qu’ils sont belges, flamands pour être précis, que le peintre est très connu là bas et qu’il vient d’acheter une maison par ici, en pleine nature pour se ressourcer et travailler tranquille. Ils sont plutôt sympas et bientôt, le père me fait part de ce qui le titille depuis un moment. Mon visage lui plait, il me veut absolument pour modèle. Pour tenter de me convaincre, il me propose un allez retour rapide chez lui afin que je puisse admirer ces peintures.
Pourquoi pas ? Je suis bien sûr très flattée et j’accepte d’abandonner une petite heure la fête afin de visiter l’atelier.
La maison se situe tout en haut d’une colline, dominant un superbe paysage.
C’est un ancien mas tout en vieilles pierres, décoré avec beaucoup de goût. A l’extérieur, les volets sont peints en bleu azur, le lierre court sur les murs et les géraniums, dans leurs pots en terre cuite sont alignés en ringuette devant le vieux muret.
Le jardin arboré s’étend en pente douce sur la colline en petites terrasses aménagées. Sur le coté, une piscine en mosaïque de couleurs scintille au soleil couchant…
L’intérieur de la maison ressemble à une photo de magazine de déco intérieure, vous voyez ? Style rustique chic avec une touche artistique. Je suis subjuguée par l’endroit. J’admire également les tableaux que l’on me montre, fascinée par leur beauté mais le plus important ne se trouve pas là :
Le fils, Chris, brun, les cheveux mi long, de grands yeux sombres, me lance depuis le début des regards discrets et je dois dire que je ne suis pas insensible à son charme.
Nous redescendons à la fête, très enthousiastes, je dois rappeler le peintre lorsque j’aurais pris ma décision et si c’est oui, je viendrais chez lui quelques jours. Chris et moi allons boire quelques coupes de clairette, toujours aussi fascinés l’un par l’autre, les heures passent, nous parlons toujours, la chaleur monte, nous nous sentons attirés comme deux aimants.
Nous partons tous les deux dans la nature.
... Interlude musical ... ;o)
Des déclarations enflammées s’ensuivent.
Je lui dis que je vais rompre avec mon ami actuel, accepter la proposition de son père et venir les rejoindre le plus vite possible.
Une nouvelle vie de rêve va commencer pour moi.
Enfin, disons que c’est ce que je crois à l’instant précis ou je rejoins mon futur ex qui, insouciant, enchaîne les tequila paf…

03.07.2006

Les mecs et moi (5) Etudiant poil aux dents


Une rue de ma ville...

Les études, ça ne me branchait pas des masses, à la base.
Il allait quand même falloir s’y coller !
Je me rabattis donc sur des études courtes, raz le bol des bancs d’école moi!
La pub m'attira à ce moment là, à la fois pour son coté artistique, psychologique et ludique.
J'optais pour un Bts en communication.
Me voila donc dans une école de commerce privée, où dès la première minute, je ne me sens ni à mon aise, ni à ma place. J’observe effarée ma nouvelle classe…
Une vingtaine de jeunes biens sages, bien habillés, bien peignés, fils et filles à papa à peine sortis de l’œuf, si j’ose dire !
Nous sommes deux à balayer d’un regard inquiet notre nouvel environnement… Nos regards se croisent très vite et nous devenons rapidement 2 copines inséparables, les allumées de service dénotant quelque peu dans le décor.
Un peu avant la rentrée, je rencontre un jeune homme par l’intermédiaire d’amis et ça démarre plutôt bien, il arrive de Paris, il vient de décrocher un boulot et nous décidons de prendre un appart ensemble dans l’euphorie des premières semaines et puis il faut bien l’avouer aussi :
Je voulais à tout pris décamper de chez ma mère, mon rêve depuis tant d’années…
Et me voici donc d’un coup d’un seul : maquée et étudiante !
Finis les délires baba cool… Je suis sérieuse… Enfin j’essaye :o)))
De ces 3 années en couple, je n’ai pas grand-chose à raconter. Rien ne m’a marqué au point d’y consacrer du temps. Mes études m’accaparent beaucoup et me plaisent bien. J’apprends à cuisiner !!! Et j’adore ça… Ah les bouffes entre potes de la période étudiante… Il faut quand même dire qu’au départ je suis incapable de différencier une courgette d’une aubergine… quand même hein !! Elevée aux raviolis en boite et aux pâtes au ketchup la fifille…
A force de bouffer (et de faire la fête peut être un peu…) je prends 7 kg en 2 ans… Arfffff !
Bon ça allait sinon, je ne ressemblais pas encore à une bombonne mais quand même hein 7 kilos… On peut dire que la vie en couple m'a fait de l’effet sur ce coup là!!!
L’année suivant l’obtention de mon BTS, Je me sens mal dans ma peau, j’entreprends un régime acharné pendant 3 mois qui me fait fondre et je cherche un boulot. Après tout ce temps passé ensemble, mon mec finalement me déçoit pas mal. Nous sommes peut être trop différents, nous n’arrivons pas à communiquer et une routine monotone s’est installée.
Je me sens un peu perdue.
C’est alors qu’à la veille de l’été, tout bascule.
Nous partons pour quelques jours, invités à une grande fête en plein air que donnent des amis dans un joli village au cœur de la Drome.

Et voilà la période étudiante est enfin finie, on va pouvoir passer à autre chose ouf !

30.06.2006

Today...

Nouvelles de la lettre
Il y a aujourd’hui 4 jours, j’ai posté la lettre
Ben ouais...
J’ai pas pu résister finalement, après quelques jours d’hésitation et de prise de tête avec moi-même, je suis partie avec mon attelle jusqu’à la boite aux lettres au coin de la rue et hop dans la boite jaune.
Retour à la maison soulagée. Soulagée et rêveuse, avec par moments des pointes d’angoisse.
Mais pourquoi bon dieu ai-je fait ça? c’est ridicule.
Aujourd’hui midi le téléphone sonne.
Une voix chaleureuse et sympathique.
Il venait de recevoir la lettre.
Ça lui a fait super plaisir et il se rappelait très bien de moi.
Et de ma lettre d’il y a presque 20 ans.
On s’est un peu raconté nos vies.
On doit se voir la semaine prochaine
C’est trop mortel cette histoire,
J’hallucine grave.
Mouahahahahahahahaha

27.06.2006

Les mecs et moi (4) L'été de mes 18 ans



18 ans, bac en poche et vacances d’été…
A moi la liberté !!!
Je pars en stop avec un pote direction la montagne, notre but :
Un festival perdu en pleine nature, un rassemblement de tippies et de babas cools...
Me voilà avec ma tente, mon duvet, mon petit sac à dos débarquant dans une grande prairie au fin fond d’une vallée où coule une petite rivière. Des familles entières d’allemands blonds comme les blés avec leurs vans, des p’tits jeunes comme moi, des moins jeunes, des roulottes, des tippies, des saltimbanques, des musiciens...
200 ou 300 personnes ont envahi la vallée.
L'accueil est convivial, on nous invite dès notre arrivée à partager chapaties et thé indien…
Je m’adapte aussitôt à cette ambiance, au milieu d'un paysage sublime. Impression de faire un come back au temps des hippies et des communautés… On se lave dans le ruisseau, on prépare la cuisine au feu de bois, on fabrique des bangs en bambou ou on modèle de l’argile, tout ça dans la joie et la bonne humeur…
Un soir, nous sommes une bonne dizaine sous les étoiles autour d’un feu à écouter de très belles guitares.
Sur le coté, devant moi, assise une ombre dont je ne vois que le dos dans la pénombre. Un grand mec aux cheveux longs qui ressemble un peu à un indien (d’Amérique, l’indien) calme et solitaire, au moins la trentaine si ce n’est plus. Je l’aie croisé plusieurs fois sur le festival et il ne me plait pas particulièrement.
Ce garçon inconnu donc et de dos, commence à me caresser les jambes d’une manière si douce et si sensuelle que je me laisse faire, l’ambiance peace and love s’y prête assez, la musique, la nuit, les joints qui tournent inlassablement… je me sens fondre peu à peu tant est si bien qu’un peu plus tard, lorsque tous ont rejoint leur tentes ou se sont assoupis au coin du feu qui s’éteint lentement, ce garçon se retourne enfin, s’allonge près de moi, dépose un drap léger sur nous puis continue sa douce exploration, enlevant un à un mes quelques vêtements dans le calme de cette nuit étoilée.
Au réveil, il a disparu et ce n’est pas plus mal, je n’aurais pas trop su quoi lui dire, moi-même assez ébahie de ce qui s’était passé. D’ailleurs je n’ai jamais revécue d’expérience semblable, je veux dire avec un inconnu sans avoir échangé de paroles ni rien, je suis plutôt fleur bleue et pas du tout du genre à m’envoyer en l’air avec le premier venu. (ben ouais, c’est vrai ! Pas la peine de ricaner en repensant à mon aventure au lycée avec S, je vous rappelle que j'étais amoureuse de lui depuis un an :o)))
3 ou 4 jours plus tard, je rencontre un gars d’environ mon age, le feeling passe, nous partageons quelques shiloms, quelques ballades et soirées, nous pensons être amoureux. Le festival se terminant, je pars avec lui à Perpignan, ou il habite un petit studio dans l’enceinte de la maison familiale.
Changement radical d’ambiance entre la mère revêche et la sœur mariée avec enfants qui m’observe d’un œil circonspect...
Alors lui… super gentil mais alors, très franchement :
Le plus mauvais coup que j’ai jamais connu!
Même avec le peu d’expérience que j’avais, je m’en suis aperçue très vite. Certes on s’entendait bien, mais alors au plumard… 1 minute (et encore... à peine le temps de respirer je crois) montre en main à chaque fois! (je vous jure je n'exagère pas!) J’étais sidérée et n’osais en parler, de peur de le vexer. J’ai pris la fuite quelques jours plus tard, après avoir dévoré sa collection de BD, plus du tout enthousiaste finalement, laissant un amoureux éploré mais bon, fallait pas pousser quand même hein ;o))
Je décidais de regagner mes pénates. C'est à dire en gros :
Retourner chez ma mère... :o)

Bon ça va là? Vous en avez pas encore marre de mes histoires?
Et vous avez vous déjà vécu des expériences semblables?

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